Road trip sur les traces de Dracula
Le mythe de Dracula s'inspire du prince Vlad Țepeș dit l'Empaleur. Partons en Transylvanie suivre la légende.
- Roumanie
- Fantôme, Etrange, Château
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Quand on voyage en Transylvanie, on pense immanquablement au comte Dracula, cape noire, dents pointues et cercueil. Ce mythe est né du roman de l’Irlandais Bram Stoker, publié en 1897, qui s’inspira d’un personnage bien réel : Vlad Țepeș, dit Vlad l’Empaleur.
Né à Sighișoara en 1431, emprisonné par les Turcs puis couronné prince de Valachie en 1436, Vlad régna sur un royaume pris entre les feux de la Hongrie et des Ottomans. Il aurait empalé des milliers d’hommes, ce qui lui valut le surnom de « drakul » — dragon ou diable en roumain.
Le monastère de Bârsana, joyau du Maramureș dans le nord de la Roumanie, est célèbre pour son église en bois de 56 mètres, l’une des plus hautes d’Europe dans cette technique de construction. Reconstruit à partir de 1992 par des artisans locaux perpétuant un savoir-faire ancestral, sans clou ni machine-outil pour les grandes structures, ce site s’inscrit dans la tradition d’architecture en bois du Maramureș, inscrite en partie au patrimoine mondial de l’UNESCO. Aujourd’hui, ce couvent actif, habité par seize nonnes, est l’un des sites religieux les plus visités du nord de la Roumanie, niché dans un cadre de collines boisées typiques du paysage rural de la région.
Sighișoara, ville médiévale fortifiée de Transylvanie, fut colonisée par les Allemands mais resta hongroise jusqu’en 1920, date de son rattachement à la Roumanie. En haut de sa colline, on trouve une école, une église et un cimetière allemand, situé près de l’église Biserica din Deal. Ce lieu ancien, envahi par la mousse et la brume, abrite des tombes centenaires, certaines abandonnées, d’autres plus récentes. Il offre un voyage dans le temps, témoignage poignant de l’histoire saxonne de la région.
La campagne roumaine offre un véritable voyage dans le temps, comme un retour de plusieurs décennies en arrière, où l’on croise encore carioles tirées par des chevaux, paysans fauchant les prairies à la main et bergers guidant leurs troupeaux. Parmi ces trésors cachés de Roumanie, le villages de Măgura situé en altitude aux portes du parc national de Piatra Craiului, dans le comté de Brașov, séduit par son panorama spectaculaire sur les massifs de Bucegi et de Piatra Craiului. Entre clôtures en bois, meules de foin éparpillées sur les collines verdoyantes, bergeries rustiques et moutons paissant librement, ces hameaux pittoresques dégagent une atmosphère authentique et hors du temps, donnant l’impression d’entrer dans un autre monde.
Le château de Peleș, situé à Sinaia en Roumanie, est l’un des plus beaux châteaux d’Europe et un joyau de l’architecture néo-Renaissance. Construit entre 1875 et 1915 comme résidence du roi Charles Ier, il fut utilisé par la famille royale jusqu’en 1948, avant d’être transformé en musée ouvert au public en 1990. Avec ses 160 chambres richement décorées, ses 30 salles de bains et une surface de 3 200 m², le château impressionne par son raffinement et son caractère avant-gardiste. Véritable prouesse pour son époque, il était équipé d’une centrale hydroélectrique privée, du chauffage, d’un ascenseur et même d’un toit de verre mobile. Aujourd’hui, le musée expose des objets anciens du patrimoine national roumain, attirant chaque année des milliers de visiteurs fascinés par son histoire et son architecture.
Situé sur une falaise à l'ancienne frontière entre la Transylvanie et la Valachie, le château de Bran, populairement connu sous le nom de château de Dracula, est un monument légendaire de Roumanie. Construit entre 1377 et 1388, il a inspiré Bram Stoker pour son célèbre roman "Dracula". Bien que le château soit associé au vampire fictif, il est lié à la figure historique de Vlad III, surnommé Vlad l'Empaleur, qui n'y a fait qu'une brève apparition au 15e siècle.



